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Mieux connaître l’action de son syndic

Le syndic de copropriété est un acteur qui travaille dans l’ombre. La plupart des locataires connaissent vaguement son nom et le joignent seulement s’il y a un problème. Au final, ils ne savent pas forcément définir ce qu’il fait vraiment ou son importance. Pourtant, son rôle est majeur comme vous allez le découvrir dans cet article.

Pourquoi chaque copropriété a un syndic ?

Si chaque copropriété possède un syndic, c’est pour respecter la loi qui oblige cette présence. Sa désignation permet à l’administration d’avoir un interlocuteur unique et de s’assurer qu’une entité neutre œuvre dans la copropriété pour le bien-être de tous.

Dans 90% des cas, il s’agit de syndics professionnels comme syndicexperts.com, mais il est aussi possible d’avoir des syndics bénévoles. Cette situation arrive dans de petites copropriétés sans être la norme. Elle comporte des avantages financiers évidents, mais le manque de compétences peut nuire à la copropriété.

Les actions du syndic sont larges

La première mission d’un syndic concerne la gestion courante de l’immeuble. Elle se traduit, pour la partie visible, par l’entretien des parties communes. Il s’occupe de la relation avec les prestataires intervenant comme la société de ménage. En cas de panne ou de réparations urgentes, le syndic prend en main la mission et contacte le réparateur.

Moins connue des locataires car elle concerne prioritairement les copropriétaires, la gestion des finances a une importance considérable. Des copropriétés qui souffrent de problèmes financiers, cela arrive. C’est soit dû à des problèmes financiers des copropriétaires qui ne peuvent plus payer les frais de gestion, soit la faute d’un syndic qui a mal fait son travail. L’Etat tente comme il peut de limiter les risques, mais ne peut les éliminer totalement. Heureusement, un bon syndic n’a aucune difficulté à prévoir les finances à court, moyen et long terme. Il calcule correctement les appels de charge et sait persuader les copropriétaires récalcitrants de payer.

Le syndic est l’acteur qui garantit le respect de la législation. Elle évolue constamment. Dernièrement, la loi Alur a généré beaucoup de changements comme la création d’un compte pour les travaux ou l’immatriculation dans un registre national. Sans syndic, les copropriétaires seraient obligés d’assurer cette veille législative.

Il ne faut pas sous-estimer la médiation dont doit faire preuve un syndic de copropriété. Les conflits de voisinage sont courants et la police ne va pas régler un différend opposant deux locataires pour une place de parking réservée. Pour ces différends, c’est le syndic qui les règle. Il ne prend pas position selon l’avis du gestionnaire ou le contact, mais en se basant sur le règlement intérieur. S’il ne prévoit pas une réponse, il la fait voter lors de la prochaine assemblée générale des copropriétaires.

Cette AG se déroule une fois par an au minimum. Elle favorise les discussions autour des points importants. Le syndic l’organise en respectant une procédure précise dictée par la loi. Il convoque les copropriétaires, établit l’ordre du jour, mène les débats et établit quelques jours après cette réunion un procès-verbal. Il ne décide jamais, mais organise le vote des copropriétaires. C’est via ce principe démocratique que sont prises toutes les décisions en AG.